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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 10:02
Vitesse
ENTRAINEMENT DE LA VITESSE
auteur : dje
http://www.webzinemaker.com/

Approche pratique de l'entrainement de vitesse préambule à une vision plus spécifique.

Qu’est ce que la vitesse ?

    La vitesse est la rapidité d’action des membres, cela peut-être les pieds d'un coureur ou le bras du lanceur de poids. La vitesse est une partie intégrante de chaque sport et peut être exprimée selon la combinaison suivante.
  • ·    Vitesse maximale
  • ·    Force élastique
  • ·    Endurance de vitesse
De quoi dépend la vitesse?

    La vitesse est influencer par la mobilité de l'athlète, la force spécifique, l'endurance de force et la technique.

Filière énergétique de la vitesse

    L'énergie pour la vitesse absolue est fournie par la filière anaérobie alactique. L'anaérobie (sans oxygène) alactique (sans lactate) est le système d'énergie approprié lorsqu’un athlète s'approche de la vitesse maximale, soit entre 30 et 60m de 95 % à 100 % du maximum. Cette filiére énergétique dure environ 6 secondes et ne peut s’entraîner que sur un fond de repos, entre 24 et 36 heures après un effort du même type.

Comment développer la Vitesse ?

    La technique de sprint doit être répétée à des vitesses lentes et transférée ensuite à vitesse maximale. La stimulation, l'excitation et l'ordre de renvoi correct des unités moteur, composées du nerf moteur (le neurone) et le groupe de muscles qu'il fournit, permettent d'arriver à des mouvements à hautes fréquence. Le processus entier n'est pas totalement clair mais la coordination complexe et le chronométrage(choix du temps) des unités moteur des muscles doivent être répétés à hautes vitesses pour implanter les modèles corrects.
La souplesse et un échauffement correcte affecteront la longueur de foulée et sa fréquence. La longueur de la foulée peut être améliorée en développant la force musculaire, la puissance, l'endurance de force et la technique.

Le développement de la vitesse est très spécifique et pour sa réalisation nous devons nous assurer que :

· La souplesse soit développée et maintenue toute l'année.
· La force et la vitesse sont développés en parallèle
· Le développement d'habileté technique est pré-appris, répété et perfectionné avant qu'il ne soit fait à vitesse maximale.
· L’entraînement de vitesse doit-être exécutée à grande intensitè pour des intervalles brefs. Cela fera bénéficié à l’athlète en fin de compte, des filières neuromusculaire correctement utilisés et des sources d'énergie employées approprié.

Comment le travail doit-il être conduit ?

    Il est important de se rappeler que l'amélioration de la vitesse courante est un processus complexe qui est contrôlé par le système cérébral et nerveux. Pour qu’un courreur se déplace plus vite, il faut que ses membres bougent également plus vite, mais le système cérébral et nerveux doit aussi apprendre à contrôler efficacement ces mouvements plus rapides. Si vous maintenez une forme d’entraînement de vitesse toute l'année, vos muscles et le système nerveux ne perdrons pas l’habitude de se déplacer vite et le cerveau ne devra pas re-apprendre les modèles de contrôle appropriés à une date ultérieure.
Le travail de vitesse en semaine doit être effectué après une période de repos ou d’effort à faible intensité. Ce travail doit-être initié après un échauffement de qualité.

Principes généraux de la Vitesse

Les principes généraux d’amélioration de la vitesse sont les suivants :
  • Choisissez un objectif raisonnable pour votre distance et travaillez aux vitesses qui sont en réalité plus rapides que votre but sur des intervalles de travail courts
  • Entraînez-vous au niveau de votre objectif, afin d’habituer votre système neuromusculaire à travailler à cette intensité 
  • D'abord, utilisez de longues pauses, puis raccourcissez la récupération au fur et à mesure que vous devenez plus fort et plus rapide. Raccourcissez également les périodes de récupérations dans les exercices intermittents afin de rendre le travail plus spécifique et réaliste. Ainsi vous irez vers de plus longs intervalles de travail, quand vous en serez capables 
  • Jouez sur votre capacité aérobie et lactique pour brûler des calories et mieux récupérer entre les séances de vitesse 
  • Travailler votre souplesse pour développer une gamme de mouvements (la gamme des mouvements qu’effectuera vos hanches en course) et aider dans la prévention de blessure
Entrainabilité de la vitesse

    La vitesse est généralement considérée comme une qualité dépendant de dispositions constitutionnelles moins entraînable que la force ou l'endurance.
    La vitesse est généralement considérée comme une qualité dépendant de dispositions constitutionnelles moins entraînable que la force ou l'endurance. Cest que la répartition des fibres musculaires et le schéma d'innervation sont fixés génétiquement. L'entraînement peut modifier le volume des fibres ou leur capacité de coordination mais pas leur répartition en pourcentage. Selon les recherches les plus récentes les propriétés de vitesse « pure » s'entraînent particulièrement bien au premier âge scolaire et dans la première phase pubertaire.
    La vitesse en tant que facteur psychophysique complexe de la performance, où interviennent surtout les composantes de coordination et les éléments de la condition physique, la vitesse dépend de différentes données anatomo-physiologiques.

  • Type de musculature
  • Force de la musculature
  • Biochimie de la musculature
Type de musculature

    La vitesse de contraction d'un muscle dépend en grande partie de la proportion de fibres à contraction rapide contenue dans ces muscles, fibres FT ou de type II. Les sprinters nés possèdent un pourcentage de fibres FT plus élevée que les coureurs de fond. Les biopsies musculaires montrent que la proportion de fibres à contraction rapide est en corrélation positive directe avec la vitesse motrice. (cf. Inbar, Kaiser et Tesch 1981, 156)

Force de la musculature

    Les différents niveaux de performance dans le domaine de la vitesse, en particulier dans la phase d'accélération se fondent sur un niveau initial différent de la capacité de coordination et de force. L'amélioration de la force spécifique va de pair avec une augmentation de la vitesse de mouvement. Mais alors que pour les mouvements de coordination très simple, un entraînement de la force maximale produit immédiatement une plus grande vitesse de mouvement, c'est moins vrai en ce qui concerne les mouvements complexes. (cf. Kunz 1990, 28)

Biochimie de la musculature

    Les réserves de CP se reconstituent très rapidement car elles sont d'une importance capitale pour la resynthèse de lATP.
    Un entraînement spécifique permet d'augmenter les composés énergétiques phosphatés et les réserves de glycogène nécessaire à la glycolyse : le taux de CP et d'ATP augmente d'environ 20%, celui de glycogène d'environ 60%. L'activité des enzymes participant à la transformation de ces composé énergétiques phosphatés augmente parallèlement.
    Par la multiplication des substrats énergétiques ou l'intensification des activités enzymatiques, la vitesse de contraction musculaire augmente (cf. Piehl 1975,34 et 35).

Composante de la vitesse

    La vitesse est la capacité qui permet, sur la base de la mobilité des processus du système neuro-musculaire et de la propriété qu'a le muscle de développer de la force, d'accomplir dans les conditions données des actions motrices en un temps minimal.

LES COURSES DE VITESSE

    La vitesse est un ensemble de capacités extraordinairement divers et complexe qui se présente dans les différentes disciplines de façon tout à fait différente. Les boxeurs, les karatékas , les judokas les sportifs qui font de l'athlétisme et les joueurs sportifs, football, handball se distingue certes par une capacité de vitesse très développée, mais la forme que prend cette capacité diffère selon la discipline.
    La vitesse est la capacité qui permet, sur la base de la mobilité des processus du système neuro-musculaire et e la propriété qu'a le muscle de développer de la force, d'accomplir dans les conditions données des actions motrices en un temps minimal. (cf. Frey 1977, 349)

    La définition la plus complète de la vitesse, et qui s'attache le mieux à la discipline qui nous intéresse nous est donnée par Grosser (1991, 13) : « la vitesse sportive est la capacité sur la base des processus cognitifs, de la volonté maximale et du fonctionnement du système neuro-musculaire, d'atteindre dans certaines conditions la plus grande rapidité de réaction et de mouvement. »

    Les courses de vitesse correspondent aux courses pratiquées sur les distances courtes allant jusquà 400m. Ce sont, en Europe, les épreuves des 100,200 et 400m ; aux Etats-Unis s'ajoutent des distances de moins en moins courues : 110 yards, 220 et 440 yards. Figure aussi au programme des distances très courtes réservées aux compétitions en stade couvert, qui se déroulent pendant la saison hivernale (de décembre à mars).
    Pour réussir dans les courses de vitesse, il faut à la fois atteindre le plus rapidement possible une vitesse de déplacement élevée, mais aussi être capable de maintenir cette vitesse maximum le plus longtemps possible. Le premier impératif fait appel à des qualités de force dynamique et de vélocité, le second à la résistance. La réalisation d'un temps sur une distance de course est le reflet de la vitesse moyenne, d'une part de ces deux composantes, dautres part de deux facteurs élémentaires : l'amplitude et la fréquence des foulées.



 

 
Par dje - Publié dans : greps
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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 11:05
Rédigé le 02/12/2005 à 16:08
http://denisplongees.blogsdesport.fr/


    Il y a maintenant peu de chance de retrouver Penny, disparue en plongée lundi matin avec un autre plongeur recycleur.

    Les faits sont les suivants.

      Un groupe de plongeurs voulait profiter de la fin de saison pour s’organiser des plongées perso au trimix. J’étais en stage dans ce centre de plongée et vers la fin de la semaine, des personnes se sont regroupées pour caler leur configuration. Il y avait des plongeurs trimix en circuit ouvert et en recycleur circuit fermé. Penny Glover est arrivée dimanche midi avec un plongeur qui était un de ses anciens élèves. Elle l'avait formé en septembre au recycleur et au trimix
    Le dimanche après midi, ils on fait les mélanges, qui ont tous été vérifiés avec un analyseur hélium/ oxygène.
    Penny plongeait avec son Evolution avec un diluant trimix 10/50. Elle avait une bouteille (vraisemblablement de l’air) sur le coté pour gonfler sa stab et son vêtement étanche. La bouteille pouvait être utilisée comme diluant à travers un connecteur. Elle emportait aussi deux bouteilles relais, une de trimix, l’autre de nitrox. Un détendeur était branché sur sa bouteille d’oxygène. Apparemment, sa configuration habituelle.

    Le matin le temps était très beau, la mer calme. Le groupe est parti plonger sur le sec « Caramel », un tombant avec un sommet à 55 et un pied à 80 m, situé dans la rade de Hyères, entre Porquerolles et la Gabinière, pas loin du Donator. En surface, les conditions étaient  idéales, mais au fond, il y avait un peu de courant. La plongée était organisée de façon classique avec une ligne de descente sur une grosse bouée et deux stations de décompression dérivantes attachées à cette ligne. Penny avait décidé de faire sa décompression sous son parachute.
    Les deux premières palanquées se sont succédées, avec des temps au fond de 15 minutes entre 70 et 80 m. Penny avait décidé de faire 20 minutes et se trouvait donc derrière les deux autres palanquées.

    Le pilote a vu les deux premières palanquées décrocher leurs stations puis le parachute de Penny arriver en surface. Il a récupéré les deux première palanquées puis a suivi le parachute. Au bout d’un moment, le bateau est allé vérifier la dernière palanquée et n’a trouvé qu’un parachute avec un dévidoir au bout.
    Le bateau a commencé des recherches puis a alerté les secours. La SNSM et des hélicoptères sont intervenus jusque dans la soirée. Le temps était clair, il est probable que si la palanqué s’était trouvée en surface, Penny avait d’autres parachutes qu’elle aurait pu déployer et elle aurait été retrouvée.

    Une enquête est en cours et il faut donc être prudent.

    On peut seulement rappeler que lorsque deux plongeurs disparaissent, c’est souvent l’un qui a un problème et l’autre qui essaye de lui porter secours.

    Qui ? Quel problème ?

    La dernière palanquée a vu Penny au fond puis des bulles remonter lorsqu’ils étaient sur la ligne de la balise. Le problème est sans doute apparu en décompression, juste après que le parachute (son parachute « normal ») est été envoyé, suivant la procédure habituelle.

    On se demande comment une personne aussi expérimentée et rigoureuse que Penny a pu se faire piéger. Penny était une personne extraordinaire, passionnée, on le savait dès qu’on l’avait rencontrée. Même si elle avait des grosses responsabilités professionnelles, les recycleurs étaient sa vie, elle ne parlait que de ça. Dans sa maison à La Londe, on trébuchait sur des caisses de recycleurs et des bidons de chaux sodée. Elle enseignait pour faire partager sa passion, et ceux qui ont eu la chance d’apprendre avec elle l’appelait la « Dame de fer » : intransigeante, exigeante, elle ne plaisantait pas avec les recycleurs. Penny était connue et respectée internationalement. Elle avait reçu une distinction du BSAC pour avoir rédigé le premier manuel de formation sur l’Inspiration.

    C’était aussi simplement une chic fille.

    La leçon apprise c’est qu’avec le trimix, la profondeur s’est banalisée. Pourtant, lorsqu’un problème arrive, la surface est loin. Même les meilleurs peuvent se faire avoir.

    Faites attention à vous.

Jean Pierre IMBERT
Par Jean-Pierre IMBERT - Publié dans : greps
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Mercredi 21 décembre 2005 3 21 /12 /Déc /2005 10:09
LE RECORD DU MONDE EN BAIN GLACE
Sciences et Vie
Cécile Dumas (21/12/05)


    Lewis Gordon Pugh fait partie de ceux qui aiment pousser les limites de la physiologie humaine à l’extrême. Dernier exploit en date de ce nageur aguerri : nager un kilomètre et demi en 30 minutes et 30 secondes dans une eau proche de 0°C, en maillot et bonnet de bain, dans l’Antarctique. Le Britannique a ainsi battu le record du monde de la plus longue nage polaire. Deux jours plus tôt, le 14 décembre, Lewis Pugh est devenu l’homme qui a nagé le plus au sud, à 65° de latitude, dans une eau tellement salée qu’elle descend légèrement en dessous de zéro sans geler. Il y a parcouru un kilomètre en 18 minutes et 10 secondes.
    Plonger dans une eau aussi glacée sans équipement serait fatal pour une personne non entraînée. James Butcher explique dans la revue médicale The Lancet qu’à cette température les poumons se compressent : la respiration est de plus en plus courte et fréquente, le rythme cardiaque et la pression sanguine s’accélèrent dangereusement.
    Lorsqu’il plonge, Pugh ressent de vives douleurs mais évite un enchaînement fatal grâce à des immersions répétées dans l’eau glacée. Il lui faut ensuite maintenir la température au-dessus de 35°C.
    Pour cela Lewis Pugh nage le plus vite possible afin de produire de la chaleur. L’athlète a aussi battu des records du monde de vitesse en natation. Lynne Cox, la précédente détentrice du record du monde de la nage la plus australe, à une latitude de 64°, met davantage à profit la graisse qui enveloppe ses muscles (la masse graisseuse est en moyenne plus importante chez les femmes).
    L’un des secrets de Pugh pour endurer la nage dans une eau glacée, en Arctique comme en Antarctique, serait sa capacité à augmenter sa température corporelle d’au moins un degré avant de plonger. Tim Noakes, spécialiste de la médecine du sport, qui suit les exploits de Pugh, appelle cela la ‘’thermogenèse par anticipation’’. Ce professeur de l’Université du Cap, en Afrique du sud, pense qu’il s’agit d’un mécanisme pavlovien acquis par des années d’entraînement dans l’eau plus que froide.
 






Par Cécile DUMAS - Publié dans : greps
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 /12 /Déc /2005 10:04
HYDRATATION ET PERFORMANCE SPORTIVE
Dr CURE
Maître de Recherches du Service de santé des armées (auteur)
Directeur du Centre de Recherches du Service de santé des armées
La Tronche (auteur)

Introduction

    L'exercice physique s'accompagne toujours d'une adaptation à l'effort d'autant plus importante que l'exercice se prolonge.
    L'organisme doit tout d'abord augmenter le débit sanguin des muscles au travail de façon à répondre à l'augmentation des besoins en oxygène et en substrats énergétiques. Il doit également assurer l'élimination des " déchets " de l'activité métabolique (CO2, acide lactique, chaleur). Il doit enfin assurer un débit sanguin cutané suffisant pour permettre le transfert de chaleur des muscles vers la peau et le refroidissement corporel afin d'éviter une augmentation exagérée de sa température interne.
    Ces modifications entraînent une spoliation accrue de l'eau corporelle et l'exercice physique prolongé s'accompagne toujours d'une déshydratation progressive due aux pertes d'eau et de sel provoquées par la transpiration, surtout lorsque l'exercice est pratiqué en ambiance chaude.
    Le niveau d'hydratation corporelle influence de façon prépondérante l'aptitude à régler la température interne et à maintenir la stabilité du système circulatoire. Si les pertes hydrosalines ne sont pas compensées, l'aptitude à réaliser un exercice physique est alors réduite en proportion du niveau de déshydratation et divers accidents d'hyperthermie et de déshydratation peuvent alors survenir. En dehors de ces cas extrêmes, un léger déficit en eau, de l'ordre de 1% du poids corporel (0,7 litre pour un sujet standard) retentit de façon directe sur la performance sportive.

    D'où l'importance de connaître les besoins en eau de l'organisme au cours de l'effort ainsi que les conséquences d'une hydratation insuffisante afin de pouvoir y remédier.

Les pertes en eau au cours de l'effort

    La température corporelle augmente au cours de tout exercice physique, de façon grossièrement proportionnelle à la puissance de l'exercice.

L'organisme contrôle cette augmentation de chaleur en mettant en jeu des mécanismes dits thermorégulateurs :
  • L'afflux de sang à la peau (vasodilatation cutanée), assure le transport de chaleur du muscle au travail vers la peau et favorise les échanges de chaleur entre la peau et l'environnement
  • L'activation sudorale, dont le niveau dépend des caractéristiques de l'exercice, des conditions de l'environnement physique (température, humidité, vélocité de l'air) et du niveau d'hydratation corporelle.
    La sueur est un liquide émis par les glandes sudorales, principalement en réponse à une élévation de la température corporelle en dehors de la fièvre. Son évaporation est le mécanisme majeur d'élimination de la chaleur corporelle.

    Les volumes d'eau perdus par la sueur au cours d'un exercice varient d'un sujet à l'autre. Ils dépendent de la nature et de la puissance de l'exercice, de sa durée, de l'état d'entraînement physique et d'acclimatation à la chaleur, ainsi que de facteurs environnementaux (température et humidité de l'air, chaleur radiante, vitesse du vent) et des vêtements portés par le sujet.
    Habituellement, la sudation se situe entre 0,5 et 2 litres par heure pour un exercice soutenu. Elle peut atteindre des valeurs beaucoup plus élevées dans des conditions extrêmes (jusqu'à 4 litres par heure).

       Les volumes d'eau perdus par la sueur au cours d'un exercice varient en fonction de plusieurs facteurs :
  • Facteurs individuels,
  • Facteurs liés à l'exercice : nature, puissance et durée, Etat d'entraînement physique
  • Etat d'acclimatation à la chaleur,
  • Facteurs environnementaux : température et humidité de l'air, chaleur radiante, vitesse du vent,
  • Vêtements portés par le sujet.
   Pertes hydriques et salines observées au cours de l'exercice physique
       
      
Activité physique
Pertes hydriques
Sudorales (litres / heure) 
Pertes salines journalières
sudorales (NaCl) en g/24h
Légère en ambiance neutre
 0,3 

Modérée en ambiance neutre
 1
4
       Importante en ambiance neutre  
1,5
7 à 8
Intense avec forte chaleur  
> 2 
> 6 à 7

Conséquences des pertes d'eau au cours de l'effort

    Le volume sanguin circulant diminue proportionnellement à la perte d'eau. Pour compenser les répercussions de ce phénomène sur la pression artérielle, la fréquence cardiaque augmente, ce qui limite la performance. Il suffit d'un déficit léger, de l'ordre de 1% du poids corporel (0,7 litre pour un sujet standard) pour observer les premières altérations de la performance.
    De plus, la sueur élimine un certain nombre de substances, sodium et potassium notamment. La sueur étant moins salée que le milieu intérieur, en particulier le sang, son équilibre hydrosalin s'en trouve donc modifié dans le sens d'une plus grande concentration. A partir d'un certain niveau de déshydratation, les mécanismes de régulation thermique peuvent être dépassés.
    Pour conserver la performance physique et mentale, le confort physiologique et a fortiori la santé, il est donc important de maintenir les conditions de l'homéostasie hydrominérale au plus près des valeurs d'équilibre

Ce qu'il faut retenir =>
  • Tout exercice physique entraîne une production de chaleur corporelle et seule l'élimination d'eau par évaporation de la sueur permet de contrôler cette "surchauffe" de l'organisme
  • L'eau favorise l'élimination des déchets de la combustion. Une hydratation insuffisante peut aboutir à des tendinites.
  • La compensation des pertes hydriques avant, pendant et après l'effort, doit être une des principales préoccupations du sportif, quel que soit son niveau.
  • Il est important d'apprendre à gérer ses besoins en eau en fonction de l'effort physique à fournir, de sa durée et des conditions d'ambiance (climat, altitude ...).
  • Il faut boire très tôt (deux heures avant) et de manière répétée au cours de l'exercice et surtout sans attendre les manifestations de la soif.
  • Une déshydratation entraîne une diminution des performances physiques et intellectuelles
    En dehors de situations extrêmes (marathon en ambiance chaude, épreuve d'endurance très prolongée ...), une eau minérale plate, consommée à température fraîche (10/15°C) s'avère la boisson la mieux adaptée dans la plupart des cas (activité sportive légère en ambiance neutre).
      
Les volumes d'eau perdus par la sueur au cours d'un exercice varient en fonction de plusieurs facteurs :
  • L'exercice de longue durée sans restauration des pertes hydriques s'accompagne d'une dérive de la température corporelle et de la fréquence cardiaque
  • Il suffit d'un déficit léger, de l'ordre de 1% du poids corporel (0,7 litre pour un sujet standard) pour observer les premières altérations de la performance
  Les bases de la réhydratation au cours de l'exercice

    La nécessite de " restaurer " les pertes hydrosalines au cours de l'exercice se heurte à plusieurs problèmes qui touchent la soif, l'acceptabilité de la boisson au cours de l'exercice et la biodisponibilité de l'eau après son ingestion.

La soif

    La soif assure un comportement spontané de prise de boisson, mais n'est pas adaptée à une restauration fine des pertes hydriques. Véritable mécanisme d'urgence, la soif n'apparaît que pour un déficit déjà notable (environ 1 % du poids corporel). Elle permet une restauration spontanée mais partielle du déficit hydrique, qui, dans certains cas, ne dépasse pas 50% du déficit hydrique. Ce phénomène peut être réduit en jouant sur l'acceptabilité de la boisson utilisée dans laquelle interviennent préférentiellement les aspects visuels, l'odeur et la saveur.

La biodisponibilité de l'eau

    L'eau que nous buvons n'est pas immédiatement utilisable par l'organisme. Elle séjourne d'abord dans l'estomac avant d'être absorbée au niveau de l'intestin. L'évacuation gastrique de l'eau est sous l'influence de nombreux facteurs qui dépendent de la nature de la boisson elle-même (volume absorbé, température, concentration en solutés, densité énergétique et acidité), auxquels viennent s'ajouter les caractéristiques de l'exercice (en particulier sa puissance) et des facteurs psychophysiologiques comme l'anxiété, la peur et le stress.
    En cours d'exercice, la boisson idéale doit être fraîche, apportée en quantité importante, peu chargée en sels minéraux et en dérives glucidiques et peu ou non gazeuse.
    Un certain nombre de solutions "hyper-énergétiques" destinées aux sportifs existent. Ils semblent qu'elles soient absorbées moins vite et n'ont pas de véritable intérêt physiologique en cours d'exercice. En phase de récupération, le problème est tout autre, et la nécessite de compenser les pertes hydriques, salines et énergétiques apparaît de manière plus évidente.
       La boisson idéale doit être fraîche, apportée en quantité importante, peu chargée en sels minéraux et en dérives glucidiques et peu ou non gazeuse.     

L'apport en sels minéraux

    L'apport en potassium n'est généralement pas un problème majeur, l'alimentation est habituellement suffisante pour couvrir les pertes. Chez les sujets réalisant des exercices en environnement chaud, lorsque les pertes sudorales sont importantes et surtout si le sujet est bien acclimaté à la chaleur, les pertes sudorales en potassium sont alors plus importantes et un complément d'apport est nécessaire. Il pourrait, dans ces conditions, se situer aux environs de 1 à 1,2 g / jour, avec une concentration recommandée dans l'eau de boisson de 0,4 g / litre.

    L'apport en sels de sodium est par contre souvent nécessaire. Si l'on peut s'en dispenser pour des exercices ne dépassant pas une heure, il devient impératif, pour des exercices prolongés, de restaurer les pertes liées à la transpiration. On peut ainsi être amené à apporter des quantités de sel pouvant atteindre 6 à 8 g / jour au cours d'exercices pratiqués à la chaleur.
L'apport de sodium se fera sous forme de boisson contenant des quantités suffisantes de NaCl.

Recommandations pratiques

    Les données physiologiques précédentes permettent de définir une doctrine de réhydratation au cours de l'exercice. Même s'il apparaît difficile de compenser la totalité des pertes hydriques sudorales, il faut boire très tôt et de manière répétée au cours de l'exercice en consommant un volume maximal tolérable et surtout sans attendre les manifestations de la soif.

En pratique, on peut distinguer plusieurs situations selon la durée de l'exercice :
  • Exercice de moins d'une heure : l'eau pure est suffisante, sauf s'il s'agit d'exercices intermittents à forte puissance ou une supplémentation en hydrates de carbone est intéressante,
  • Exercice de plus d'une heure : il faut en plus restaurer les pertes salines en apportant des électrolytes, et surtout du NaCl :
  • Les boissons pourront contenir entre 0,5 et 1,2 g de NaCl par litre d'eau, selon l'importance estimée des pertes sudorales,
  • L'adjonction d'hydrates de carbone est utile, à condition que leur concentration n'excède pas 6%. Au-delà apparaît le risque de réduction de la vitesse d'évacuation gastrique.
  • Pour des exercices intenses et à plus forte raison en ambiance chaude, il est nécessaire d'absorber un volume important (400 à 600 ml) en phase précoce de l'exercice. Il faut compléter cette charge initiale par un apport régulier, toutes les 15 ou 20 minutes, de 150 à 250 ml. Dans ces conditions, la restauration hydrique est plus difficile et implique en outre l'utilisation d'artifices comme l'eau refroidie, la consommation associée à la nourriture, etc...
Conclusion

    Pour conserver la performance physique et mentale, le confort physiologique et ne pas risquer un accident qui peut être grave, il est important de restaurer des pertes hydriques au cours de l'exercice. La déshydratation altère la performance dans tous les types de pratiques sportives, notamment endurantes, et les bénéfices de la réhydratation sont sensibles même pour de faibles déshydratations. Plus la réhydratation est importante, meilleures seront les performances cardiocirculatoires ou thermorégulatrices.
    Cette réhydratation fait appel à des substances simples comme l'eau minérale, qui s'avère la boisson la mieux adaptée dans la plupart des cas.

Par Dct CURE - Publié dans : greps
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Samedi 10 décembre 2005 6 10 /12 /Déc /2005 14:11



Le GREPS ou Groupe de Recherches et d'Etudes Prospectives sur le Sport est une association Loi 1901 qui est née le 6 mai 2005.
Initié par 4 éducateurs sportifs, le GREPS s'est fixé comme objectifs de

o  Développer des projets de recherches 
o  Organiser des études prospectives
o  Programmer des missions
o  Publier des communications
o  Participer et/ou organiser des colloques
o  Favoriser le développement, assurer la promotion du sport
o  Aider les cadres sportifs dans leur démarche de formation initiale et continue ainsi que toutes opérations afférentes à l'objet premier.

Les Présidents d'honneur sont :

o  Mr Yavé CAHARD => vice-champion olympique de cyclisme sur piste
o  Mr Yoram ZEKRI => vice-champion du monde d'apnée
o  Président de l'Association et membre fondateur
Mr Denis GUILLAUME éducateur sportif 3ème degré plongée subaquatique / BEESAN / BEES 1 aviron / BEES 1 karaté contact => mandrake@mail.pf
o  Vice-Président de l'Association et membre fondateur
Mr Christophe BORDERIE éducateur sportif des activités de la natation contact => vickychristophe@mail.pf
o  Secrétaire de l'Association et membre fondateur
Mr Franck CHAUSSINAND éducateur sportif 2ème degré plongée subaquatique contact => frankypf@hotmail.com
o  Trésorier de l'Association et membre fondateur
Mr Bonvicini TERIITEHAU éducateur sportif 1er degré plongée subaquatique contact =>
tetau@mail.pf

L'adresse postale du GREPS est BP 140741 98701 ARUE TAHITI POLYNESIE FRANCAISE

Par Denis GUILLAUME - Publié dans : greps
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